Béluga
04/11/2009 15:58 par AnimalsWorld
Le béluga a été décrit en premier par Peter Simon Pallas en 1776. Il fait partie de la famille des Monodontidae au même titre que le narval. Le dauphin Irrawaddy fut un temps classé dans cette famille avant que de récentes études génétiques n'infirment cette hypothèse.
Le plus ancien ancêtre connu du béluga est le Denebola brachycephala espèce du Miocène aujourd'hui éteinte. Un seul fossile a été découvert, dans la péninsule de la Basse-Californie, indiquant que la famille prospérait autrefois dans des eaux plus chaudes. Les fossiles suggèrent également que l'habitat des bélugas s'est déplacé en fonction de la couverture de la banquise : suivant son expansion durant les périodes glaciaires et de son retrait au cours des périodes de réchauffement.
La liste rouge des espèces menacées donne comme nom commun Béluga, Baleine blanche et dauphin blanc. On lui donne aussi le nom de Canari de mer en rapport avec les sons et sifflements aigus qu'il émet.
Cet animal social peut atteindre 5m de long, il est plus grand que la majorité des dauphins mais bien moins que les autres baleines. Les mâles adultes sont généralement plus grands que les femelles, et peuvent peser jusqu'à une tonne et demi (femelles aux alentours de la tonne). Les bélugas nouveau-nés, appelés familièrement « veau », mesurent environ 1,50 m de long pour un poids de 80 kg. Il est difficile de confondre ce cétacé avec un autre à taille adulte : il possède une crête dorsale résultat de l'atrophie d'un aileron et est entièrement blanc à l'inverse des jeunes bélugas qui sont gris. De même, sa tête ne ressemble à celle d'aucun autre cétacé : la zone frontale est souple et en forme de bulbe. Le béluga est d'ailleurs capable de "gonfler" son front en envoyant de l'air dans ses sinus. Enfin, contrairement aux autres cétacés, ses vertèbres cervicales ne sont pas soudées, impliquant une certaine flexibilité du cou qui lui permet de déplacer sa tête latéralement.
Le béluga appartient au genre apterus (qui signifie en latin "sans ailes") en raison de l'absence d'aileron dorsal. Les scientifiques pensent que cette préférence évolutive pour une crête dorsale plutôt que pour un aileron, est due à une adaptation à la vie de ces créatures sous la glace, ou un moyen de réduire la surface de peau pour éviter une trop grande dissipation de chaleur.
Le corps du béluga ressemble globalement à un cylindre (en particulier lorsqu'il est bien nourri) qui s'effile vers le museau et vers la queue. Au fur et à mesure du développement de la nageoire caudale, celle-ci s'incurve de plus en plus. Les nageoires latérales sont larges et courtes et présentent une forme grossière de quadrilatère.
La maturité sexuelle intervient à l'âge de huit ans pour les mâles, et à cinq ans pour les femelles. Les mères donnent naissance à un unique petit au cours du printemps suivant la période de gestation d'une durée de quinze mois. Les petits bélugas sont uniformément gris foncé ; mais cette coloration s'éclaircit avec l'âge, jusqu'à ce qu'ils prennent enfin leur couleur blanche typique à l'âge de neuf ans pour les mâles et sept ans pour les femelles. Les petits restent sous la protection de la mère deux ans durant. L'accouplement du béluga n'est pas très bien connu ; il survient probablement au cours de l'hiver ou au tout début du printemps, quand les groupes de bélugas sont encore dans leur territoire hivernal ou alors au début de leur période de migration. Cependant, l'accouplement semble survenir à d'autres périodes également. Un béluga vit en moyenne quarante ans.
L'habitat du béluga est compris entre 50° N a 80° N, dans les eaux arctiques et subarctiques. Il existe également une population isolée depuis 7000 ans qui vit dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent et dans la rivière Saguenay autour du village de Tadoussac au Québec. Au printemps, les groupes de bélugas gagnent leur territoire estival : des baies, des estuaires et d'autres eaux peu profondes. Il a été remarqué qu'une femelle béluga regagne années après années toujours le même territoire estival. Ces zones sont prises dans les glaces l'hiver, les groupes refluent alors vers le large. La plupart avancent ensuite au fur et à mesure de la progression de la banquise. D'autres restent sous la glace, survivant grâce aux endroits de la banquise non gelés qui leurs permettent de respirer ; ou alors grâce aux poches d'air emprisonnées sous la glace. La facilité avec laquelle les bélugas sont capables de trouver des zones où la glace est si fine qu'il est possible de la briser pour respirer en surface, alors que plus de 95% de la banquise est trop épaisse pour cela, est un mystère qui intrigue grandement les scientifiques. il semble presque certain que cette faculté fait appel au système d'écholocalisation pour repérer les zones de moindre densité de la glace.
Le béluga est une créature très sociable. Il se déplace en groupes subdivisés en sous-entités habituellement composées d'animaux du même âge et du même sexe. Les mères et leurs petits intègrent généralement des groupes restreints. Lorsque les nombreuses sous-entités se rejoignent dans les estuaires, l'on peut dénombrer des milliers d'individus ; ce qui représente une proportion significative de la population mondiale des bélugas et les rend d'autant plus vulnérables à la chasse.
Ce mammifère marin nage relativement lentement et se nourrit majoritairement de poissons ; il mange également des céphalopodes (pieuvres, calmars...) et des crustacés (crabes, crevettes...). Il chasse cette faune des fonds marins généralement jusqu'à 300m, bien qu'il puisse atteindre deux fois cette profondeur.
Le béluga est capable d'émettre un large éventail de sons passant par les sifflements, les claquements, les tintements et autres couics. Certains chercheurs qui ont écouté un groupe de bélugas ont décrit cela comme un orchestre à cordes s'accordant avant un concert. Les scientifiques ont isolé une cinquantaine de sons particuliers, la plupart situés dans une gamme de fréquence allant de 0,1 à 12 kHz.
Leurs principaux prédateurs naturels sont l'ours blanc et les orques. Lorsque les bélugas sont piégés par les glaces, les ours les assomment d'un coup de patte et les hissent sur la banquise pour les achever.
La population globale des bélugas s'est stabilisée aux environs de 100 000 individus. Bien que ce nombre soit plus important que celui d'autres cétacés, il est bien moins important qu'il y a des décennies, avant la chasse au béluga. On estime qu'il y a 40 000 individus en mer de Beaufort, 25 000 dans la baie d'Hudson, 18 000 dans la mer de Behring et 28 000 dans les eaux arctiques canadiennes. La population de l'estuaire du Saint-Laurent est estimée entre 500 et 1 000 individus. Les bélugas du Saint-Laurent nagent dans des eaux beaucoup plus propres qu'il y a 20 ans.
Le 18 mai 1966, le Béluga solitaire Moby remonta le cours du Rhin sur 400 kilomètres, ne regagnant la mer que presqu'un mois plus tard, le 16 juin 1966.
Le koala cendré (Phascolarctos cinereus) ou paresseux australien est un marsupial arboricole endémique de l'Australie.
Il a été décrit en 1817 par le zoologue Georg August Goldfuss. Il est, avec le kangourou, l'un des principaux symboles de l'Australie.
Il est le seul représentant de la famille des Phascolarctidés encore présent sur Terre.
Il mesure de 60 à 85 centimètres et son poids à l'âge adulte peut varier de 6 à 12 kilos. La taille et les proportions des adultes dépendent de l'âge, du sexe, de la nourriture, et de la région. En général, les koalas vivant sous les climats les plus froids sont plus gros et disposent d'une fourrure plus foncée et plus dense que ceux des régions plus chaudes. Mais il existe des exceptions. Ainsi, dans le fécond État de Victoria, les adultes pèsent jusqu'à 14 kg pour les mâles et 11 pour les femelles. Les poids moyens des individus vivant dans le nord sont plus faibles : jusqu'à 12 kg pour les mâles et 8 pour les femelles. Les koalas du Queensland, terre aride, sont en général plus petits : 8 kg pour les mâles et 6 pour les femelles.
Il vit en moyenne 10 ans pour les mâles et 15 ans pour les femelles.
Comme tous les membres des diprotodontes, les pattes arrière des koalas ont l'index et le majeur fusionnés en un seul doigt, mais qui porte tout de même deux griffes.
La poche marsupiale des femelles est bien développée et s'ouvre par l'arrière, comme chez les vombatidés. Elle ne contient que deux tétons pour alimenter le bébé. Les oreilles sont rondes, poilues, et le nez, glabre, est très bombé. Autre particularité des Phascolarctidés, partagée avec les vombatidés, les embryons sont alimentés pendant la première partie de leur vie par un placenta allantoïdien.
Les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers l'âge de 2 à 3 ans, les mâles, de 3 à 4 ans. En bonne santé, une femelle koala peut donner naissance à un jeune chaque année pendant environ 12 ans. La gestation est de 35 jours. Les jumeaux sont très rares, le premier couple de vrais jumeaux, nommé "Euca" et "Lyptus", né en captivité est né à l'Université du Queensland en 1999. La période de reproduction va normalement de décembre à mars, l'été dans l'hémisphère Sud.
Un bébé koala, appelé "Joey" par les Australiens, est glabre, aveugle et sans oreilles. À la naissance il mesure moins d'un centimètre de long et rampe vers la poche marsupiale située sur le ventre de sa mère (qui est fermée par un muscle que la mère peut serrer à volonté) et s'accroche à une des deux tétines. Les jeunes restent dans la poche pendant environ six mois, s'alimentant uniquement avec du lait. Pendant ce temps, ses oreilles se développent, ses yeux s'ouvrent et sa fourrure se développe. Il commence alors à explorer l'extérieur de la poche marsupiale. À peu près à ce stade, il commence à consommer de petites quantités d'excréments maternels afin d'acquérir les microbes qui lui seront nécessaires pour digérer les feuilles d'eucalyptus. Le bébé koala restera avec sa mère pour une nouvelle période de six mois environ, agrippé sur son dos et se nourrissant à la fois de lait et de feuilles d'eucalyptus jusqu'au sevrage complet vers l'âge de 12 mois. Les jeunes femelles se dispersent dans les zones à proximité à ce moment-là, les jeunes mâles restent souvent avec leur mère jusqu'à l'âge de deux ou trois ans.
Il mange des feuilles d'eucalyptus, et en tire tout son apport d'eau, puisqu'il ne boit jamais au cours de sa vie. On attribue souvent le mot koala comme venant d'une langue aborigène et signifiant « qui ne boit pas », mais l'origine du nom est en fait encore inconnue et à l'étude. Bien qu'il existe environ 600 espèces d'eucalyptus différentes, le koala ne peut manger les feuilles que de 20 espèces, ce qui implique un risque de disparition de l'espèce suite à une déforestation de son milieu de vie.
Son métabolisme est lent. Il dort 18 heures par jour mais peut se déplacer rapidement et efficacement s'il se sent menacé.
Bien qu'habituellement discret, en période de reproduction, le mâle peut émettre un son très grave qui plaît beaucoup aux enfants (humains) tentés de l'imiter.
Quoique certains le pensent, le koala n'est pas un animal violent. Étant un animal souvent au repos, il préfère utiliser la fuite plutôt que la confrontation.
Chassé presque jusqu'à l'extinction pour sa fourrure dans la partie sud de l'Australie, il a depuis été réintroduit et son aspect si « mignon » lui fait bénéficier de la meilleure attention des officiels.
On ne connaît pas le nombre exact d'individus (les chiffres variant de 100 000 à un million ) mais tout le monde s'accorde à dire que l'espèce est, depuis plusieurs années, en déclin. La cause tient pour beaucoup à la perte de son habitat, liée au développement urbain et routier. Mais les koalas sont aussi victimes de sècheresses à répétition, de mutations génétiques dues à des décennies de reproduction consanguineet de la chlamydiose qui affecte sa fertilité. Quant aux gigantesques feux de forêts qui ont ravagé le Sud de l'Australie durant l'été 2006, ils ont fait disparaître des milliers de koalas.
Dans le sud-est du Queensland, la situation est telle que le petit marsupial arboricole a été inscrit sur la liste des espèces en danger, avec un risque d'extinction dans moins de dix ans. Sur la liste rouge de l'IUCN, le koala est considéré comme quasi menacé. Cette menace est due à la déforestation de l'eucalyptus — essentiel à la vie du koala — utilisé pour fabriquer du mobilier de jardin.
Le lycaon est un animal très sociable. Il vit en meute constituée de 5 à 20 individus; il a parfois même été constaté des meutes pouvant atteindre jusqu'à 45 lycaons... Et c'est un couple, le couple alpha, qui domine.
Son territoire est immense car c'est un nomade (généralement entre 500 et 1500 km², jusqu'à 2500 km²). Il ne reste pas plus de 2 ou 3 mois dans la même zone. C'est lors de la reproduction qu'il se fixe. Il vit alors dans un terrier pouvant contenir toute la meute.
C'est le couple alpha qui se reproduit. Il arrive très rarement que d'autres femelles mettent bas. C'est alors le couple dominant qui "décide" de tuer ou non les petits qui ne sont pas d'eux. L'éducation et les soins sont apportés par l'entièreté du groupe. Le petit est d'abord allaité jusqu'à un mois puis nourri jusqu'à 1 an par régurgitation.
La gestation a une durée moyenne de 72 à 80 jours et la portée est de 2 à 8 chiots. La femelle alpha qui a mis bas est nourrie par chaque individu, à tour de rôle. On notera qu'une femelle lycaon peut mettre bas une fois par an.
C'est seulement lorsque les petits ont deux ou trois mois que la meute repart pour un nouveau territoire.
Chez les lycaons, des particularités sont notables quant au comportement social :
La chasse est partie essentielle de la vie du lycaon. Il chasse toujours en meute, très bien organisée, qui s'approche en silence et très lentement de la proie, bien qu'il ait du mal à se camoufler à cause de son pelage qui le lui permet peu. C'est le mâle dominant qui donne le signal d'assaut, la chasse démarre quand la proie est en vue (étonnamment les lycaons ne se servent que peu des autres sens pour lancer l'assaut). Les lycaons se lancent alors dans une course poursuite. Les lycaons sont très endurants à la course, ils peuvent courir à 30 km/h pendant une heure et atteindre sur une courte distance, la vitesse maximum de 48 km/h / 30 mph . La proie peut ainsi mourir alors d'une crise cardiaque ou bien d'épuisement, ou alors de stress. Les lycaons la consomment alors. La priorité est donnée aux plus jeunes qui ne sont pas en âge de manger de la nourriture solide. De plus, la nourriture est partagée avec toute la meute, même avec ceux qui n'ont pas participé à la chasse. Pour nourrir les membres du groupe restés à la tanière pour garder les jeunes ou les animaux blessés, les chiens sauvages qui ont participé avec succès à la chasse collective, vont leur régurgiter de la viande prédigérée.
La grosseur de la proie varie généralement de 20 à 90 kg. Parmi ses proies favorites, on retrouve le zèbre, le gnou, le phacochère, les antilopes: le cobe de Lechwe, le cobe à croissant, l'impala, la gazelle de thomson, le koudou, le bubale, le topi, l'eland, l'oryx, les antilopes naines: le dik-dik, le steenbok, l'ourébi et des lapins. Il arrive parfois que la proie pèse près de 300 kg. La consommation quotidienne, proportionnelle à son poids, est d'environ 150 g. Les zoologistes et autres spécialistes n'ont jamais observé un lycaon boire, même lorsqu'il se baigne. Il semblerait que ses besoins en eau soient minimes et qu'il trouve l'eau dont il a le besoin naturel dans le corps de ses victimes qu'il ingère.
Les proies tuées par le lycaon sont parfois volées par des lions, des hyènes voire même des léopards (si le groupe de lycaons est petit).
"Mais en meute plus nombreuse, une dizaine suffit, parfois il arrive que les lycaons aient le dessus avec le lion : pour ce faire, un groupe de lycaons attire le regard et l'attention du lion en esquivant ses charges, pendant que deux autres groupes attaquent le fauve aux flancs, de part et d'autre, en lui déchirant les entrailles : ainsi attaqué, un lion ne peut se défendre de cet encerclement stratégique et doit absolument rugir très fort, en espérant l'aide de plusieurs de ses semblables. Si les deux espèces vivent sur le même territoire de chasse, alors il n'est pas rare que les lions attaquent et tuent les lycaons, éliminant ainsi la concurrence.
Considéré comme un animal cruel, impitoyable et nuisible, il a été, jusqu'à une période récente, exterminé. Empoisonné par les fermiers, battu par les éleveurs, il a même été massacré par les rangers qui pensaient que sa prolifération mettrait en péril l'équilibre des parcs. En Tanzanie, 4 femelles ont fait des ravages dans les troupeaux de chèvres des Masaï, faute d'antilopes. Les lycaons ont été contaminés par le virus de Carré. Seule une vingtaine d'individus a subsisté... Les animaux affectés présentent des diarrhées, des convulsions, des vomissements, des atteintes oculaires, des troubles respiratoires et de la paralysie. Ce virus provient des chiens domestiques des Masaï. Il s'est propagé par le biais des chacals et des hyènes. Les lions ont aussi étés affectés mais l'espèce n'a pas été mise en danger. Source : Guide des animaux Tanzaniens et Kenyans.
Le lycaon est une espèce en voie de disparition, on en comptait environ 100 000 au début du XXe siècle en Afrique subsaharienne alors qu'il en reste moins de 3 000 aujourd'hui, concentrés dans de petites étendues isolées les unes des autres. La taille des meutes a elle aussi diminué et est passée d'une centaine d'individus à moins d'une trentaine.
Les causes de cette diminution sont nombreuses :
D'autre part, les clôtures à l'entour des enclos d'élevage de bétails et les champs cultivés, fragmentent leur territoire et scindent les meutes posant ainsi à terme, un grave problème de consanguinité.
Le renard roux (nom scientifique Vulpes vulpes, mot latin vulpinus), ou renard commun, est l'espèce de renard la plus répandue en Eurasie, en Amérique du Nord, en Afrique du Nord et en Australie. C'est un mammifère carnivore au museau pointu, aux oreilles droites et à la queue touffue (souvent roux et blanc). Son pelage est en général roux. Il habite principalement dans des terriers creusés par les blaireaux ou les lapins. Il se nourrit surtout de campagnols, de lapins, de poissons et de fruits.
Son principal prédateur est l'homme, qui le chassa pour sa fourrure, pour le plaisir et aussi parce que le renard est vecteur de la rage et de l'échinococcose alvéolaire.
Une campagne de vaccination anti-rabique a rapidement permis d'éradiquer la rage d'Europe de l'Ouest.
Le renard était cependant encore chassé au Royaume-Uni, dans les chasses à courre jusqu'à la mi-septembre 2004, date à laquelle cette pratique fut interdite.
Le mâle est un peu plus gros que la femelle. La taille varie quelque peu d’un individu à l’autre et selon les régions ; le mâle mesure environ 110 cm et pèse environ 6 kg. La femelle quant à elle mesure 5 cm de moins et pèse en moyenne 5,2 kg. Sa queue est touffue et presque aussi longue que son corps. Il possède 42 dents dures et aiguisées car il a une solide couche d'émail qui se renouvelle chaque année de sa vie.Le renard roux porte son nom dû à la couleur de sa robe, mais lors des saisons estivales, il tend à perdre un peu de l'éclat roux qu'il porte si bien l'hiver sur des fond blancs. Il peut même devenir presque noir.Le renard roux s’adapte à toutes sortes d’habitat et il s’approche volontiers des secteurs habités. Il vit aussi bien dans les champs à proximité des forêts que dans une forêt plus dense ; on le retrouve aussi près des marais entourés de buissons. Son territoire se limite habituellement à environ 9 km de diamètre. Il se nourrit de glands,de lapins et de campagnols.
Il est omnivore,mais il se nourrit surtout de petits mammifères (campagnols, souris, écureuils, petits lapins), mais aussi d’oiseaux, de grenouilles, d’insectes, de petits fruits et de charognes. Son alimentation varie au cours des saisons, l'été par exemple, les cerises, les fraises, les baies et les glands font partie de son menu quotidien. Certains renards et leur portée ont déjà été observés en train de se nourrir de touladis (truite de lac) pesant de 1,5 à 3 kg qu’ils capturaient en sautant directement de la berge sur un banc de poissons nageant en eaux peu profondes.
Le renard, quoique souvent considéré comme nuisible, peut aussi avoir des aspects utiles puisqu'il consomme entre 5 000 et 10 000 rongeurs par an.
Le renard roux atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 10 mois. Les mâles et les femelles sont habituellement monogames. La période de reproduction a principalement lieu entre la mi-janvier et la mi-février. La mise bas a lieu de mars à mai. La portée compte d’un à dix renardeaux ; la moyenne étant de cinq. Les petits sont aveugles à la naissance et n’ouvrent les yeux qu’à la deuxième semaine. Ils sont sevrés à 4 ou 5 semaines.
Le renard roux symbolise depuis longtemps la ruse et l'habileté : de fait il agit avec perspicacité, pouvant revenir par exemple sur ses propres traces s'il est chassé par une meute de chiens. Mais à l'inverse, il peut se montrer très imprudent en passant sans s'arrêter devant des cachettes sûres.
Longueur total: 945 a 1 170 mm; queue :330 a 450 mm; pied :155 a 185 mm; oreille: 75 a 95 mm; hauteur a l'épaule : 380 a 410 mm.
L'adoption de renards et fennecs comme animaux de compagnie semble avoir existé de longue date et ponctuellement, mais elle est déconseillée dans la plupart des pays, hors élevage, eu égard à la mauvaise réputation sanitaire de l'animal sauvage qui était vecteur de la rage (avant les campagnes de vaccination), et est fréquemment parasité par des tiques ou des puces et véhicule des parasites qu'il peut transmettre à l'homme, notamment par ses excréments (parasites tels que l'échinococcose qui est également véhiculé par les chiens et parfois par les chats). Les marques odorantes du renard ont aussi été un frein à une grande proximité avec l'Homme.
D'Autres races de Renards:
Le terme hérisson désigne divers animaux disposant de piquants. Ce nom dérive du latin ericius, les espèces les plus courantes étant Erinaceus europaeus et Erinaceus concolor. Plusieurs espèces sont encore consommées. Les tangues le sont toujours dans l'océan Indien y compris à la Réunion. Le hérisson a une petite queue conique, mais il est assez rare de l'apercevoir.
Chez le Hérisson, les deux sexes sont semblables. Il porte environ 6 000 piquants érectiles, jaunâtres, brun foncé à l’extrémité. Le pelage est grossier, jaunâtre ou brunâtre, plus ou moins clairsemé. L'allure générale est hésitante : il s’arrête souvent pour humer l’air. La mue n’est pas saisonnière. Les piquants sont remplacés irrégulièrement, et ont une durée de vie d'environ 18 mois.
Indices de présence : les crottes sont déposées au hasard (par exemple sur les pelouses). Elles sont cylindriques, de taille variable (en général jusqu’à 10 mm de diamètre et 4 cm de long), noir brillant. Elles contiennent souvent des élytres et autres débris d’insectes. Le Hérisson creuse des cavités dans les bouses de vache. Il est bruyant la nuit quand il se déplace dans la végétation. Les lieux de passage sont visibles le matin dans les herbes couvertes de rosée (herbes inclinées en avant). Le Hérisson est très souvent écrasé sur les routes.
La vitesse moyenne de déplacement est d'environ 3 m/minute. Il peut produire parfois des accélérations sur 30 à 40 m. Les jeunes se dispersent après le sevrage.
La longueur du corps et de la tête est de 22 à 27 cm (15 cm au sevrage). La queue mesure de 15 à 30 mm. Le poids est de 400 à 1200 g.
Le Hérisson possède 36 dents.
Le Hérisson consomme surtout des invertébrés terrestres tels que les lombrics, les carabes, les chenilles, les araignées, les limaces, parfois des grenouilles, des lézards, de jeunes Rongeurs, des oisillons, des œufs, des cadavres (poissons inclus), aussi des fruits et champignons. Sa ration nocturne est d'environ 70 g. Les aliments sont saisis avec les mâchoires.
La copulation a lieu surtout au printemps après l’hibernation (Les mâles sont féconds d’avril à août). La gestation dure de mai à octobre, mais surtout en mai-juillet et septembre. La maturité sexuelle est obtenue à l'age de 1 an. La gestation dure de 31 à 35 jours. On compte 4 à 6 petits par portée en moyenne. Il n'y a qu'une seule portée annuelle. La femelle possède 10 tétines. Les jeunes sont aveugles à la naissance : les piquants, blancs et mous apparaissent peu après. A 36 heures, ils sont foncés sauf à l’extrémité blanche. Les jeunes se mettent en boule à 11 jours et commencent à quitter le nid à 22 jours. Le sevrage a lieu entre 4 et 6 semaines. Seule la femelle s'occupe des petits, maïs il semble qu’elle les laisse la nuit (radio-tracking).
Le Hérisson vit entre 7 et 10 ans au maximum, 3 ans en moyenne. La mortalité des jeunes avant la dispersion est d'environ 20 % puis 60-70 % à 1 an. Après, il a de bonnes chances de survie jusqu’à 4-5 ans. La principale cause de mortalité est sans doute la faim pendant l’hibernation. Ensuite viennent les prédateurs comme le Blaireau, le Renard roux, la Martre et d’autres Carnivores tels que l'Aigle royal et le Hibou grand-duc, mais les restes trouvés dans l’estomac ou les pelotes de rejection correspondent sans doute pour partie à des Hérissons morts pris sur les routes ou ailleurs. En général, le Hérisson manque là où il y a des Blaireaux.
Dans la nature, le Hérisson est solitaire. En captivité, on constate la formation de groupes hiérarchisés (les mâles sont alors agressifs). Il arrive (rarement) que mâle et femelle occupent un même nid temporairement. Le sécrétion de la glande temporale permettrait aux Hérissons de s’éviter mutuellement. Il n'existe par de territoire et pas de dépôt de sécrétions odorantes. Comportement agonistique rarement observé en nature. Le Hérisson souffle et grogne quand il se nourrit. Inquiété, il lance des cris de cochon. Chez les deux sexes, les glandes anales sont peu développées, les proctodéales l’étant davantage. Les phéromones jouent probablement un grand rôle pour la reproduction (glandes sexuelles secondaires bien développées). Le mâle urinerait derrière la femelle (ou sur elle pendant la copulation). Pendant les parades nuptiales, il passe plusieurs fois sur les marques odorantes (il est possible que des phéromones déclenchent la réceptivité de la femelle avant l’accouplement). La vue est faible mais l'odorat et l'ouïe sont excellents.
Le Hérisson est nocturne. Animal commun, il est largement répandu mais localement absent sans raisons évidentes. Menacé, le Hérisson se roule en boule.
Selon le type de denture qu'ils possèdent on peut distinguer quatre catégories de serpents :
Dans les deux derniers cas le serpent envenime sa proie avant de l'ingérer ; dans tous les cas le venin est expulsé des glandes (qui sont parfois très volumineuses par rapport à l'animal) par la contraction des muscles mandibulaires adducteurs. C'est également une action musculaire qui entraîne lors de la morsure le redressement des crochets horizontaux au repos.
Les caractéristiques communes aux ours sont une fourrure dense, une queue courte, de grandes capacités olfactives et d'audition et cinq griffes non rétractiles.
Les ours ont un grand corps avec des membres puissants. Ils ont de larges pattes, un museau allongé et des oreilles rondes. Leurs dents sont utilisées pour la défense et comme outils et dépendent du régime de l'ours. Leurs griffes sont employées pour déchirer, creuser, et attraper. Sur leurs pattes arrière, ils peuvent avoir une démarche bipède.
Beaucoup d'ours des régions nordiques hivernent. La température de leur corps descend relativement bas et ils peuvent se réveiller facilement. Ils n'hibernent pas réellement, ce sont des semi-hibernants.
L'ours a un odorat développé qui lui permet de détecter une présence à 50 mètres.
La durée de vie moyenne d'un ours est de 25 à 40 ans.
Vitesse max. : 40 à 50 km/h.
Les ours vivent dans des habitats variés, des tropiques à l'Arctique et des forêts aux banquises.
Ils sont principalement omnivores, bien que certains aient un régime plus spécialisé, comme les ours blancs, essentiellement carnivores, ou le panda géant, qui se nourrit principalement de bambous. Ils mangent des lichens, des racines, des noix, et des baies. Ils peuvent également aller à un fleuve ou à toute autre eau de surface pour capturer des poissons. Des animaux comme les brebis constituent également une source de nourriture. L'ours est une espèce melliphage. Il aime manger du miel lorsqu'il en trouve. Les ours voyageront généralement loin des sources de nourriturere]. Ils pratiquent habituellement la chasse au crépuscule, sauf quand des humains se trouvent dans le voisinage.
La période de reproduction de l'ours est très brève. Les ours se reproduisent de façon saisonnière, habituellement après l'hibernation. Les oursons viennent au monde édentés, aveugles, et chauves. Habituellement en portées de 1 à 3, ils resteront avec la mère pendant six mois. D'abord nourris du lait maternel, ils commenceront à chasser avec la mère après trois mois. Puis, ils sont sevrés. Cependant, ils resteront dans les parages pendant trois années. Les jeunes animaux atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de sept ans.
Les ours sont très solitaires et se tiendront éloignés les uns des autres pendant de longues périodes.
Des lois ont été votées dans beaucoup de parties du monde pour protéger les ours des chasseurs ou empêcher la destruction de leur habitat, mais elles ne sont pas toujours respectées ou mises en œuvre. En France, le Parc national des Pyrénées n'a pas été créé sur un territoire vraiment idéal pour les ours, mais là où les promoteurs, bergers et forestiers ont jugé qu'il serait le moins gênant pour eux. Aucune population viable d'ours ne s'y est donc jamais spontanément et durablement installée.
La lsite des races d'Ours:
Les félins ou félidés (Felidae) constituent une famille de l'ordre des carnivores, de la sous-classe des euthériens, dans la classe des mammifères. La famille des félidés comporte deux sous-familles selon ITIS et trois selon NCBI.
Parmi leurs traits caractéristiques figurent leur tête ronde au crâne raccourci, leur mâchoire dotée d'environ trente dents, et leurs griffes rétractiles, exception faite du guépard, du chat viverrin et du chat à tête plate. Les félins sont digitigrades, c'est-à-dire qu'ils marchent en appuyant sur leurs doigts (la plante du pied ne se pose pas sur le sol).
À l'heure actuelle, Proailurus, qui vivait il y a 40 millions d'années dans la période de l'Oligocène, est considéré comme le plus vieil ancêtre commun de l'ordre des félidés. On considère Pseudaelurus comme le dernier ancêtre commun des félins modernes.
Les Premiers félins:
Qu'ils soient grands ou petits, l'une des principale caractéristique commune aux félins est leur squelette flexible, plus particulièrement au niveau de la colonne vertébrale, offrant une grande souplesse, aidée aussi par des muscles du dos eux aussi très souples. Les omoplates et les clavicules sont assez libres de mouvement, retenues par très peu de ligaments, et permettent une grande diversité de mouvement. Les muscles les plus développés sont ceux des pattes arrières, pour que les félins puissent faire de grands sauts et courir vite (jusqu'à 120 km/h pour le guépard).
La morphologie des félins est donc parfaitement adaptée à la chasse, ce qui est inévitable pour leur survie. Mais chaque félin est différent, et, selon le type de proies qu'ils convoitent, ils s'adaptent physiologiquement.
La mâchoire raccourcie constitue une innovation de la famille des Felidae. Le crâne est donc plus court que celui des autres carnivores, et possède en général moins de dents, mais cette forme augmente considérablement la force des morsures car permettant un mouvement vertical de la mâchoire puissant. L'articulation de la mâchoire ne permet pas les mastications horizontales, comme chez les ruminants par exemple.
Les yeux sont positionnés vers l'avant, ce qui permet la vision binoculaire, très importante chez les prédateurs. L'angle de vision binoculaire est de 130 °, pour un champ de vision total de 287 °, contre seulement 180 ° chez l'homme[2]. Leur pupille peut se contracter, devenant selon les espèces, petite et ronde ou en forme de fine fente verticale en pleine lumière, et grosse et ronde en l'absence de luminosité. Le tapetum lucidum permet la réflexion de la lumière et favorise la vision dans la pénombre : l'œil du félin est six fois plus sensible dans l'obscurité que l'œil humain.
Les oreilles des félins sont très sensibles et nombre d'entre eux repèrent leur proie à l'ouïe, tel le serval. D'une grande mobilité, elles sont en outre un organe de communication corporelle important. Les facultés de l'oreille féline étant bien supérieures à celle de l'humain.
Les oreilles sont sensibles à la température et sont un lieu de déperdition de chaleur. C'est pourquoi les félins qui vivent dans des milieux froids ont des petites oreilles, comme l'once, au contraire du chat des sables qui a de larges pavillons pour évacuer la chaleur. Elle peuvent aussi dépendre des proies convoitées, plus grandes pour un animal qui fera peu de bruit et vice versa, car un large pavillon d'oreille répercute les sons et vibrations les plus ténus, permettant une grande précision pour la localisation des proies, par exemple si elles se cachent sous le sable.
Certains félins comme le lynx et le caracal voient leurs oreilles surmontées de "plumets", touffes de poils fin d'environ 5 cm. Ces derniers joueraient un rôle essentiel dans l'audition des félins en portant, mais aucune étude ne confirme à l'heure actuelle cette thèse.
L'organe voméronasal ou organe de Jacobson, situé près du palais, permet de "goûter" certaines odeurs bien spécifiques, comme les marques olfactives des autres félins. L'utilisation de cet organe se caractérise par le flehmen, une grimace qui consiste chez les félins à ouvrir la gueule et découvrir les gencives. Il complète efficacement l'odorat, sens des félins le plus complexe à étudier.
La langue des félins est tapissée de papilles cornées orientées vers l'arrière qui lui permettent de laper plus facilement l'eau, mais aussi de faire la toilette, d'enlever en partie les poils de ses proies et de mieux racler leur chair.
Les félins possèdent 28 à 30 dents. Leurs quatre canines sont plus longues que celles des loups et sont utilisées pour la mise à mort. Leur taille a même atteint 18 cm au temps des tigres à dents de sabre. Les 12 petites dents de devant, ou incisives, servent à arracher les poils ou les plumes et la viande des os.
Sur les côtés des mâchoires se trouvent les prémolaires et les molaires, également appelées dents jugales ; elles sont moins utiles pour les félins mâchant peu leur nourriture. Les dernières prémolaires supérieures et les premières molaires inférieures des félins sont aiguës et tranchantes et faites pour déchiqueter la viande. Ces dents particulières sont appelées les carnassières.
Le squelette des félins est caractérisé par une clavicule "flottante", reliée au sternum par un unique ligament, ce qui confère aux félidés une grande souplesse des pattes antérieures : les félins peuvent par exemple déplacer leurs épaules en alternance, ce qui n'est pas le cas pour tous les carnivores. Les membres antérieurs sont par ailleurs très souples (sauf pour le guépard qui a toutefois une plus grande souplesse de l'échine), ce qui permet d'avoir une grande précision. On peut aussi noter que les félins peuvent écarter latéralement les pattes avant ce qui permet d'attraper les proies ou de monter aux arbres. Les membres postérieurs sont, eux plus longs que les membres antérieurs, permettant aux félins de capturer des proies plus grandes qu'eux et augmentant leurs capacités d'accélérations.
Les félins sont digitigrades, ils marchent sur leurs doigts. Ils en ont cinq aux pattes antérieures et quatre aux pattes postérieures, le cinquième doigt des pattes antérieures ne touchant pas le sol et celui des pattes postérieures ayant disparu au cours de l'évolution. La plante de leurs pieds est recouverte d'une sorte de semelle, permettant d'accroître leur souplesse et d'être silencieux en marchant. Les coussinets de ceux qui vivent et se déplacent sur le sol brûlant des déserts est recouvert de poils. La petitesse des pattes et leur résistance améliorent elles aussi leur courses.
Les félins, en-dehors du guépard, du chat viverrin et du chat à tête plate, ont les griffes rétractiles. Ce dernier point n'est pas caractéristique des félins, puisque d'autres carnivores en possèdent. Les griffes sont un élément important du sens du toucher.
La sortie des griffes dépend de la contraction volontaire des muscles fléchisseurs des doigts. Au repos, de nombreux tendons gardent les griffes à l'intérieur de la gaine protectrice et permettent aux félins de faire « patte douce ».
Il existe différents modes de communication chez les félins. En tant que mammifères, ils sont peu bavards, mais peuvent communiquer par des vocalises. Tout comme les humains, ils émettent des sons avec leurs cordes vocales pendant l'expiration. La fréquence de ces cris va de 50 à 10 000 hertz, et leur répertoire est très varié, allant du chuintement au rugissement, et certains cris sont propres à une espèces.
Pour les félins solitaires, les vocalises servent surtout en période de reproduction, pour appeler les femelles ou pour avertir les autres félins que le territoire est occupé. Ces vocalises peuvent êtres complétées par des marquages olfactifs, au moyen de diverses substances (phéromones, urine, ...), et visuels (griffures sur les arbres, …).
Mais chez les félins sociables, la communication est primordiale pour une bonne entente. Chez eux, les vocalises sont plus nombreuses et plus complexes. Le miaulement d'appel est l'un des plus communs, et peut être utilisé dans beaucoup de situations par exemple quand les mères communiquent avec leurs petits. Quand ils veulent se faire agressif, les félins crachent et grondent, tandis que lors d'approches amicales, ils émettent des gargouillement et s'ébrouent, signe d'apaisement. Très connu grâce à nos chats domestique, le ronronnement est aussi employé par les autres félins pour exprimer le contentement. Les félins utilisent aussi entre eux des postures significatives, par exemple pour signaler à ses congénères que l'on sent un danger, pour inviter un partenaire à l'accouplement, pour menacer un adversaire ou, a l'inverse, pour montrer sa soumission. Ces attitudes accompagnent et complètent les vocalises.
Les félins solitaires sont généralement nocturnes, ils vivent la nuit et voient assez bien dans l'obscurité. Ils vivent sur des territoires de forme et de taille variées, divisés en zones d'activités stratégiquement placées ( zone d'alimentation, de repos, point d'eau …). Pour se nourrir, ils doivent chasser des proies, différentes selon leur espèce et l'endroit où ils vivent. Mais malgré leurs aptitudes, le succès d'une chasse n'est pas toujours garantie, et les félins ne mangent que tous les 3 à 4 jours en moyenne (cela diffère selon la saison, l'habitat et le régime alimentaire). Chez le guépard par exemple, on estime que la chasse est fructueuse seulement une fois sur trois. Et même si la proie est attrapée, il suffit que le félin ait mal assuré sa prise pour qu'elle s'échappe.
En dehors de la chasse, les félins passent le plus clair de leur temps à dormir (jusqu'à 18 heures par jours !) ou juste se prélasser dans leur abri. Le régime carnivore des félins explique ce comportement : la viande se digère rapidement, ce qui leur permet de se nourrir moins souvent, et la chasse les épuise fortement (chez le guépard, l'énergie dépensée dans la course est telle qu'il ne peut généralement pas rattraper sa proie si elle s'enfuit par la suite, et ne peut pas non plus la récupérer si d'autres prédateurs la lui volent).
Les lions sont, à la différence des autres félins, des animaux très sociables, vivant dans une troupe d'une vingtaine d'individus, composée d'une famille très soudée avec des mâles (un à sept), des femelles (une dizaine généralement) et de leurs petits. Le nombre d'individus est cependant limité par le nombre de proies disponibles dans le territoire, qui peut atteindre 500 km², c'est pourquoi les jeunes mâle quittent le groupe pour former leur propre famille quand ils atteignent leur maturité sexuelle. Ce sont les lionnes qui sont chargées de la chasse, les mâles s'occupant plutôt de tenir à distance les intrus, maintenant ainsi la sécurité des jeunes. Mais un mâle reste rarement plus de 4 ans à la tête d'un groupe, remplacé par de plus jeunes lions qui auraient gagné un combat contre l'autre. Ces changements de dominants sont bénéfiques aux clans, leur apportant un sang neuf.
En France, il faut attendre l'année 1963 pour voir la création du Parc national de la Vanoise dont il devient l'emblème.
Ce n'est cependant qu'en 1981 qu'une loi de protection de la nature en date du 10 juillet 1976 vient le protéger intégralement sur tout le territoire national.
Aujourd'hui les Alpes françaises abritent environ 7 300 animaux (estimation 2003), et c'est le Parc national de la Vanoise qui abrite la plus grande population : environ 2 600 individus. On peut aussi le trouver en Haute-Savoie, dans Belledonne, le Vercors, les Écrins, l'Ubaye ou le Mercantour.
Le Mâle, aussi appelé bouc, mesure entre 75 et 90 cm au garrot pour une longueur, du museau à la queue, comprise entre 1,40 et 1,60 mètres. Son poids varie en fonction des saisons, s'établissant entre 65 et 100 kilogrammes
Trapu, il possède de courtes mais solides pattes, un cou large et des yeux assez écartés mais la caractéristique la plus frappante chez le bouquetin mâle réside dans ses cornes.
Trois mois après sa naissance, il se dote en effet d'une paire de cornes ; lesquelles grandissent tout au long de la vie, leur croissance se ralentissant cependant avec l'âge. Recourbées vers l'arrière et plus ou moins divergentes selon les individus, en forme de cimeterres, elles se parent de nodosités également appelées bourrelets de parure. À l'âge adulte, les cornes du mâle atteignent 70 à 100 cm et peuvent peser jusqu'à 6 kg la paire.
La femelle bouquetin également appelée étagne est plus petite et plus fine que le mâle. Elle mesure entre 70 et 78 cm de hauteur au garrot pour une longueur comprise entre 1,05 et 1,45 mètres. Son poids varie entre 35 et 50 kg. Mais la différence principale réside dans la longueur des cornes. Ces dernières sont en effet beaucoup plus courtes, mesurant 20-25 cm (30 au maximum) et ne pesant que 100 à 300 grammes la paire. Les cornes des femelles sont plus fines et par ailleurs dépourvues de bourrelets.
Chez les petits bouquetins, la reconnaissance des sexes est impossible avant 5-6 mois et reste très difficile jusqu'à 1 an ; on parle alors de cabris.
Au-delà d'un an, il devient possible de différencier les sexes des individus à l'observation par le diamètre des cornes. Celui des éterlous, c’est-à-dire des jeunes mâles, est plus important : les cornes se font plus épaisses à la base du fait de l'apparition des premières nodosités. Chez les éterles, jeunes femelles, elles sont plus minces et dépourvues de bourrelets.
Les cornes constituent donc un élément moteur dans la détermination des sexes, mais également dans la détermination de l'âge d'un individu.
Contrairement aux idées reçues, les nodosités des cornes des bouquetins mâles ne permettent pas de calculer leur âge. Ce sont en fait les stries de croissance de l'encornure formant une suite d'étuis emboîtés qu'il faut compter pour déterminer l'âge d'un mâle adulte.
Chez les individus non adultes, cabris, éterles et éterlous, ce sont la taille et le diamètre des cornes qu'il convient de prendre en compte. En deçà de 15 centimètres, on parle de cabri et il est alors impossible de déterminer le sexe de l'individu alors âgé de moins d'un an.
Les conditions environnementales (climat, ressources alimentaires,...) conditionnent la croissance des cornes et l'estimation de l'âge en est rendue difficile.
Au-delà de quinze centimètres, chez les individus mâle, l'âge peut être évalué de la sorte :
Chez les jeunes femelles ou éterles
La coloration de la robe du bouquetin varie au fil des saisons. En période estivale, le poil est court, et beige, brun clair. À l'automne, il tombe lentement et est remplacé par une fourrure à poils plus longs et épais, de couleur brun foncé, presque noir.
Une épaisse fourrure qui le protégera du froid montagnard, de couleur plus foncée qui absorbera les rayons du soleil.
Une mue s'opère au sortir de l'hiver en mai-juin. Les bouquetins se débarrassent de leur fourrure hivernale en se frottant sur les rochers et les arbres. Il n'est pas rare à cette période de retrouver des brins de fourrure accrochés à la pierre et aux arbustes.
Cette mue est également à l'origine de démangeaisons que les bouquetins mâles tentent de calmer à l'aide de leurs longues cornes.
Le pelage d'été du bouc est de couleur gris fer hormis le ventre qui est parfois blanc, le dessus de la queue brun marron, les membres plutôt brun foncé voire noirâtres et une bande médiane sur le dos de couleur presque noire (celle-ci peut cependant faire défaut). Dès le mois de novembre, le pelage des mâles s'assombrit et devient marron foncé.
Le pelage de la femelle est d'un beige jaunâtre ou châtain clair, à l'exception du ventre plutôt blanchâtre et des membres qui sont brun foncé. Il s'assombrit légèrement en hiver. Quoi qu'il en soit, été ou hiver, la robe de l'étagne est plus claire que celle du bouc.
Le pelage des jeunes bouquetins est beige fauve à la naissance, plus clair que celui des étagnes, et demeure ainsi jusqu'à l'âge de deux ans.
Animal d'une grande agilité sur les parois rocheuses, le bouquetin possède un large sabot renflé au niveau du talon, avec une partie molle appelée la sole. Ses deux doigts ne sont pas solidaires. La surface d'appui au sol par rapport au poids de l'animal est faible, ce qui rend ses déplacements dans la neige très difficiles, contrairement au chamois. Dans les pentes raides, à l'arrière de ses talons, des ergots font saillie et augmentent la surface d'adhérence au rocher.
Le bouquetin se déplace généralement au pas, même si on le sait capable de galoper à des pointes avoisinant les 70 km/h. La marque de ses sabots est plus large et plus longue que chez le chamois : les pinces sont légèrement recourbées vers l'avant. La marque mesure de 6 à 9 cm de long pour 5 à 6 cm de large.
Le Bouquetin est un animal des hautes montagnes. Comme il est dit dans le paragraphe "1.1 En France", on peut le trouver à plusieurs endroits.
Selon les saisons, l'altitude à laquelle on peut les trouver varie. C'est l'été qu'ils sont le plus haut, aux cols les plus élevés, sur les sommets ou les crêtes. Au printemps, ils descendent très bas. À l'automne, ils sont un peu plus haut, mais ils restent faciles à approcher. L'hiver, ils peuvent bien sûr descendre jusque dans les vallées pour trouver de la nourriture, car ils ne craignent pas la proximité de l'homme.
En règle générale, le bouquetin aime les pentes rocheuses et ensoleillées, où il passe le plus clair de son temps à se prélasser. Un versant ensoleillé avec des coulées de pierres et quelques touffes d'herbe sont l'idéal pour eux.
Le bouquetin est un animal essentiellement diurne, s'activant avant le lever du soleil et les premières heures du jour, et le soir avant la tombée de la nuit. Le reste du temps, il se prélasse sur des terrasses herbeuses bien exposées au soleil.
Herbivore, le bouquetin peut manger jusqu'à 20 kilogrammes par jour de graminées, légumineuses mais encore de rameaux de genévrier, rhododendrons ou de mousses et lichens pourtant difficiles à digérer. Il n'est pas rare de le rencontrer en montagne aux abords des pierres à sel destinées aux troupeaux, sel dont son organisme a besoin et qu'il trouve également dans les schistes.
Le bouquetin boit très peu, se contentant souvent de la rosée du matin.
Au printemps, il se nourrit d'arbustes, tels le noisetier ou l'aune vert, appréciant leurs pousses tendres et vertes, leurs bourgeons et chatons qu'il atteint en se dressant sur ses pattes postérieures.
L'hiver, il se nourrit de la rare végétation accessible composée de lichens et de mousses.
Le bouquetin est un ruminant.
Le bouquetin est un animal polygame.
La période de rut commence début décembre pour se terminer mi-janvier. Les bouquetins mâles et femelles se regroupent.
Au sein de ces troupeaux se crée une hiérarchie. Il y a généralement un mâle dominant par groupe – souvent parmi les plus vieux- , qui s'impose après un combat de cornes, combats rarement violents qui s'échelonnent tout au long de l'année et dont on peut entendre le choc très caractéristique jusqu'à un kilomètre de distance. Le dominant se réserve le droit de saillir la femelle de son choix, de sorte que les mâles plus jeunes ont moins de chance de se reproduire, alors qu'ils se montrent beaucoup plus excités...
La maturité sexuelle des mâles est atteinte vers 18 mois, 2 ans pour les étagnes. Pour les femelles, la meilleure productivité se situe entre 3 et 13 ans avec un maximum aux alentours de 8 ou 9 ans. Les mâles peuvent eux se reproduire jusqu'à l'âge de 16-17 ans et les femelles jusque vers 14-15 ans.
Le mâle désireux a la queue rabattue sur l'échine laissant ainsi éclater la blancheur de son fessier. La femelle, elle, manifeste son désir en frétillant de la queue. Plusieurs coïts sont effectués en quelques heures et les accouplements se déroulent généralement à la tombée du jour ou la nuit.
Après l'accouplement hivernal, la mise bas a lieu généralement vers mi-juin, après 170 jours de gestation, dans un endroit inaccessible. Il naît un petit à la fois qui se tient debout dès les premières heures, de sorte que les femelles reprennent leur migration saisonnière au bout d'une semaine même si le cabri n'est en réalité sevré qu'à la mi-septembre, l'allaitement durant de deux à trois mois.
Il vit en groupe contenant jusqu'à 100 individus.
Le chamois (Rupicapra rupicapra) est une espèce de mammifère de la famille des Bovidés et de la sous-famille des Caprinés. Il vit dans les zones rocheuses, les forêts et pâturages des Alpes, des Vosges, du Jura, de l'Auvergne, des Carpates et de l'Asie mineure.
L'isard, une espèce voisine appartenant au même genre rupicapra, vit dans les Pyrénées et les Apennins.
Ce sont les plus petits représentants des Caprinés (dont les Mouflons et Bouquetins). Ils mesurent en général pour les mâles adultes entre 125 et 135 centimères du museau à la queue, entre 75 et 85 centimètres de haut au garrot. Il a des cornes d'environ 27 centimètres pour le mâle. Le poids est compris entre 22 et 62 kilogrammes. Les femelles leur sont presque toujours inférieures en poids et en taille. Les animaux ont un poids maximum en automne, alors qu’ils ont accumulé des réserves durant l’été. À la fin de l’hiver, le poids des chamois peut diminuer de moitié, et au début du printemps ils épuisent leurs réserves.
Les chamois peuvent vivre jusqu’à 25 ans, mais peu dépassent 15 ou 16 ans. À partir de 10 ans commence la sénescence ou vieillesse. Leur poids diminue et cela jusqu'à leur mort. Les poils ne sont plus autant colorés, ils arborent une teinte grisâtre. Les animaux dès 10-12 ans débutent leur sénescence, alors augmente également le taux de mortalité qui croit encore entre 14 et 15 ans. Le facteur le plus déterminant est l’usure des dents, car il conditionne la prise de nourriture, ainsi peu d’animaux peuvent dépasser 21-22 ans. Comme chez les humains, les femelles ont une plus grande espérance de vie. Les cabris ont entre 50 et 70 % d’espérance de vie en hiver et d’environ 90 % en été.
Les chamois se distinguent aisément par leurs petites cornes d’un noir ébène qui contrairement aux cervidés sont conservées en permanence jusqu’à la fin de leur vie. De plus les femelles et les mâles les ont dès le plus jeune âge. Les cornes poussent dès la naissance, elles sont visibles dès le deuxième mois. L’accroissement de la gaine est maximum lors de la deuxième année de vie. Dès la sixième année, les cornes ne poussent plus que de 1 à 3 millimètres par an. Elles mesurent environ 15 centimètres pour 70 grammes (étuis seulement – contre 3 à 6 kilogrammes pour le bouquetin) mâles et femelles confondus. Elles poussent tout d’abord verticalement, puis, elles s’infléchissent vers l’arrière pour former le crochet. Les cornes sont composées de deux éléments principaux : l’étui corné et la cheville osseuse. Cette dernière fait partie de l’os frontal. C’est elle qui est responsable de la croissance des cornes grâce à un tissu chorio-épidermiques. L’étui corné ou gaine quant à lui est composé de cellule épidermiques mortes et kératinisées (substance riche en soufre et fondamentale des poils, ongles, plumes, et cornes). Sur l’étui corné, nous pouvons distinguer deux types de reliefs : des annelures de parures (rarement sur tout le tour), et des anneaux d’âges (tour complet et plus marqué). Les annelures de parures sont des protubérances plus ou moins marquées, à ne pas confondre avec les anneaux d’âge qui sont dus à un arrêt hivernal de la croissance des cornes. L’arrêt de la kératogenèse est due à une nourriture moins abondante et moins riches en minéraux.
La fourrure du chamois se compose de deux sortes de poils : les poils plus épais et longs de jarre et le duvet. Les poils de jarre (2 à 4 centimètres) forment l’essentiel du pelage, vient ensuite près du corps le duvet qui forme une couche laineuse protégeant l’animal contre le froid en hiver. Sur l’échine, les chamois mâle portent une crinière, communément appelée « barbe », qui peut mesurer jusqu’à 30 centimètres lors du rut, alors qu’en été elle ne fait plus que 5 à 7 centimètres. Grâce à un muscle horripilateur les poils de la crinière peuvent se dresser verticalement. La couleur du pelage varie selon les saisons : plus foncé en hiver que lors de la saison chaude, il correspondrait à un besoin d’économie d’énergie, chacun sait que le noir retient mieux l’énergie du rayonnement solaire. Il existe également des cas de mélanisme et d’albinisme qui présentent des animaux noirs ou blancs tout au long de l’année.
Les sabots sont constitués de deux doigts de pied qui peuvent s’écarter pour mieux adhérer aux rochers. Le pied des chamois comporte également une cloison interdigitale recouverte de poils qui lui évite de trop s’enfoncer dans la neige et qui fait office de raquettes.
Ils aiment les plantes herbacées qu’ils trouvent dans leurs biotopes. Grâce à un étalement de la germination dans le temps, la nourriture est disponible longtemps. Elle est très riche en matière nutritive, de plus ils ne consomment parfois qu’une partie de la plante. Il mange principalement les graminées et les fleurs telles l’iris, les jonquilles, et les gentianes. En été, les légumineuses (trèfles des Alpes) constituent le plat principal des chamois. Il est à noter que le D. grandiflorum est nommé par les Allemands Gemsengras ou « herbe à chamois ». Quelques fois, ils peuvent aussi manger du feuillage, des arbustes, voir des baies.
Leur nourriture est disponible en forêt, ou sur les versants escarpés et ils n'hésitent pas à descendre à la limite des neiges en hiver. Il leur faut parfois gratter la neige pour libérer quelques herbes. Genévrier, serpolet, bruyère, houx, if et lierres sont les mets des chamois en hiver. En cas de pénurie, il y a encore le rhododendron très rêche et coriace, ou même l’écorce des arbres. Toutefois, il s'est avéré que l'ingestion par le chamois de certains fruits à coques ou à peau dont il n'avait pas l'habitude crée chez le mâle dominant des réactions de types comportementales tout à fait inattendue : diminution du pelage, modification du timbre vocal et dans certains cas du Jura agression par charage des promeneurs. Il convient donc de ne pas jeter dans la nature des fruits, reste de fruits ou déchets qui ne se trouverait pas naturellement dans l'habitat du chamois, exemple : datte, banane, ananas...
Comme tous les ruminants, nos chamois ont une nécessité physiologique de manger du sel (principalement au printemps). Ils le trouvent dans des salines naturelles, mais ne dédaignent pas les pierres à sel des bergers. Le sel peut atténuer les troubles dus au changement rapide de régime alimentaire au printemps ou peut-être pallie-t-il une carence en sels minéraux suite à l’hiver.
Les chamois ne boivent presque jamais d’eau. Ils la trouvent en grande quantité dans les plantes qu’ils ingurgitent. Quelques fois à la fin des poursuites du rut ou en été par grande chaleur, les boucs mangent de la neige. Les chamois évitent d’instinct les zones exposées au soleil, ce qui réduit les pertes en eau, et leur permet de trouver leurs plantes préférées.
On croit souvent que les chamois se cantonnent à la haute montagne, ce qui est faux. Dans les Alpes, ils sont en fait repoussés par l'homme à l'étage alpin. L'altitude qu'ils affectionnent le plus est la zone des forêts et la partie inférieure des zones pastorales, entre 800 et 2 300 mètres. Plus haut, ils sont limités par la présence plus rare des pelouses alpines, inexistantes au-dessus de 3 000 mètres : il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'herbivores. L'absence d'herbe ne les empêche pas d'effectuer des incursions à haute altitude : on en a repéré à plus de 4 750 mètres, juste sous le sommet du Mont Blanc. Vers le bas, ils sont limités principalement par l'homme et ses constructions. En l'absence de celui-ci, il peut s'établir à des altitudes extrêmement basses, comme dans le Jura ou dans les Vosges du Sud, jusque vers 600 mètres.
Le chamois peut vivre dans une grande diversité de climats, avec des moyennes de températures hivernales de -10 °C et des maximums estivaux de 25 °C ; les précipitations s'échelonnent de moins de 1000 à plus de 3 000 millimètres annuels. Des populations de Nouvelle-Zélande peuvent essuyer des pointes de 8 500 millimètres par an dans certains secteurs. Les chamois sont très bien protégés du froid par leur épaisse fourrure hivernale : une température de -25 °C les laisse parfaitement indifférents. Par contre, on observe qu'ils fréquentent les ubacs et autres zones relativement ombragées. On pourrait en déduire qu'ils n'aiment pas la chaleur. Mais en fait, ce comportement sert à limiter les pertes d'eau. Ils ne boivent en effet qu'exceptionnellement, se contentant de l'eau de rosée déposée sur l'herbe, ou d’un peu de neige. Des analyses alimentaires tendent à confirmer cette hypothèse. Si température et précipitations ne semblent pas gêner le chamois outre mesure, il en va autrement de la neige, surtout si elle est abondante, car elle les contraint à des efforts accrus alors que la nourriture se fait rare. Bien que le climat ne soit pas déterminant dans l'installation dans une région, il influence fortement ses habitudes et sa manière d'utiliser l'espace.
Tous les habitats de chamois, sans exceptions, comprennent au moins un secteur forestier, qui leur offre gîte, couvert et protection. Contrairement à une idée reçue, certains chamois vivent toute l'année dans la forêt (populations sylvicoles), contrairement aux populations rupicoles, qui passent leur étés et automnes plus haut que celle-ci.
Les chamois se regroupent par bandes appelées hardes. Une harde se compose du mâle appelé bouc, vivant en solitaire de juin à octobre. Durant la période des amours – le rut – dès le mois d’octobre, il se met dans tous ses états et devient très agressif envers les autres chamois. Il peut aller jusqu’à charger un homme en le confondant avec un chamois, l’évitant lorsqu’il se rend compte de sa méprise.
Dans le groupe, on trouve également la femelle, appelée chèvre. Au mois de juin, elle quitte la harde pour aller s’isoler sur d’étroites falaises herbeuses et mettre au monde un cabri qu’elle élèvera jusqu’à l’âge d’un an.
Le cabri est aussi appelé chevreau. Il ne quitte jamais sa mère et lorsque cela se produit, la chèvre le rappelle auprès d’elle par un bêlement sourd et rauque. Si c’est lui qui la perd, il émet un chuintement bêlé auquel elle répond. Les cabris sont très joueurs, ils se poursuivent, font des cabrioles, glissent sur les névés. Après 20 jours des bosses annoncent l’arrivée des cornes. Un cabri ne peut se passer de sa mère qu’après quatre mois, sinon il risque la mort, à moins de se faire adopter par une autre femelle. Mais, l’adoption est un phénomène très rare chez les chamois.
L’éterlou qui est un chevreau mâle d’une année vit encore avec sa mère, tout comme l’éterle, la femelle d’un an.
La dernière bête composant la harde est la bréhaigne, celle-ci est une vieille femelle stérile.
Elle peut être constituée d’une centaine de chamois mais également de quelques têtes. Sa composition ne change pas de juillet à octobre où l’on trouve des mères escortées de leur chevreau, leur éterle ou éterlou, ainsi que des femelles stériles, des jeunes boucs et parfois de vieux boucs. Les boucs adultes ont quitté la harde et vivent en solitaires ou par groupe de deux ou trois du printemps au mois d’octobre quand débute la saison des amours.
C’est la vieille femelle stérile, la bréhaigne, qui mène le groupe. Dans les couloirs d’avalanches ou les passages délicats, c’est elle qui passe la première et les autres suivent un par un. Étant stérile, la perte est moins grave en cas d’accident.
Lorsque la chèvre met bas, vers le premier juin, elle chasse l’éterlou qui l’accompagne depuis sa naissance et s’isole à son tour de la harde. L’été suivant, le petit est débrouillard mais il rejoindra tout de même à la harde avec sa mère.
La harde est très bien organisée, c’est pour cela que lors d’une attaque l’ordre est maintenu. Elle peut changer de direction avec la précision impeccable d’un escadron.
Il est possible que le rut soit déclenché par le raccourcissement de la durée du jour. Cette réduction photopériode provoquerait une stimulation hormonale qui engendrerait la formation de spermatozoïdes chez le mâle et d’ovules chez la femelle.
Le rut a lieu dès la fin du mois d’octobre et jusqu’au mois de décembre. Les boucs, isolés durant la belle saison, rejoignent les femelles. À cette époque, ils frottent leurs cornes contre les arbres, buissons et rochers, afin de marquer leur territoire d’une forte odeur musquée, provenant d’un liquide contenu dans deux glandes hormonales, situées à la base de leurs cornes. Cette odeur permet d’alerter les femelles mais aussi de mettre en garde les autres concurrents.
Les femelles ne provoquent jamais les mâles. Elles restent entre elles avec leur petit. Ce qui change de leurs habitudes est le fait d’uriner plus fréquemment et de laisser une odeur qui permettra au mâle de savoir quel est leur degré de réceptivité.
Les mâles adultes sont très vigilants durant cette période, ils observent l’attitude de leur congénères, mangent à la sauvette et sont de plus en plus agressifs.
Pour marquer leur territoire, ils utilisent leurs les glandes rétrocornales ou alors, ils s’aspergent de leur urine en secouant leur flanc avec vigueur.
Si un jeune mâle arrive vers lui, le bouc adulte se contente de l’attendre sur place ou avance gentiment en hérissant sa barbe, marque les végétaux qu’il rencontre, puis le jeune s’enfuit. Avant la fuite, il se sera soumis par son état qui se reconnaît facilement : il fléchit les membres, baisse la tête, s’approche latéralement du dominant jusqu’à le toucher de son museau. Il arrive même qu’il se mette à uriner comme une femelle.
Lorsque deux adultes de même stature se rencontrent, ils se battent. Ils se lancent dans des poursuites infernales, s’entrechoquent les cornes et parfois même se frappent sous le ventre pour se pousser dans le vide.
Le temps de gestation est de 24 à 25 semaines, environ 170 jours et la mise bas à lieu en fin mai, début juin. La femelle n’a qu’un chevreau à la fois les jumeaux sont rares. À cette époque, la mère se sépare de son chevreau de l’année précédente. Pour cette séparation, elle doit parfois employer ses cornes car il ne comprend pas pourquoi son départ est désiré. La femelle libérée s’isole pour mettre bas.
La mise bas est très rapide. Dès que cela est fait, la mère allaite et lèche le nouveau-né jusqu’à ce qu’il soit complètement sec. Généralement elle recherche un endroit difficile d’accès pour assurer sa tranquillité. Mais il arrive que l’accouchement se déclare prématurément, dans ce cas là, elle risque de mettre bas dans un endroit très dégagé ce qui peut être un danger pour le chevreau vis-à-vis des prédateurs.
A sa naissance, le jeune chamois mesure environ 50 cm de longueur et 35 cm au garrot ; son poids est de 2 à 2,7 kg. Après quelques heures, il est déjà capable de se tenir debout. Une semaine après, les deux rejoignent le troupeau. Assez rapidement le petit se met à jouer avec les autres de la harde.
Le lait est extrêmement nourrissant et permet au nouveau-né de prendre une centaine de grammes par jour en moyenne. Après deux mois il pèse entre 9 et 10 kilogrammes et broute déjà. À partir de 3 mois, la mère ne voudra plus l’allaiter, mais il sera complètement sevré à la période du rut qui suivra. Il aura alors atteint la moitié du poids d’un adulte. Les orphelins ne sont jamais adoptés par une femelle ayant déjà un petit et il est rare qu’une femelle adopte un chevreau. La plupart du temps, ceux-ci sont condamnés à disparaître.
Les Prédateurs des chamois:
L’aigle royal est l’un des plus grands prédateurs du chamois. Il attaque rarement les adultes, lesquels savent se défendre avec leur cornes, mais s’ils se trouvent en position délicate, il n’hésite pas à le précipiter dans le vide. Les handicapés, les blessés ou ceux en mauvaise santé sont plus fréquemment attaqués, tandis que les nouveau-nés sont des proies de luxe. L’aigle n’hésite pas à s’y attaquer, même si le petit cabri a un poids à la limite de sa capacité de transport (3 à 6 kilogrammes), ce qui peut le contraindre à se poser et à peut-être laisser échapper sa proie. Beaucoup d’attaques se soldent par des échecs, et donc l’impact de ce prédateur sur les populations est mal connu.
Le renard peut également poser problème aux chamois affaiblis, malades, ou aux nouveau-nés. Les chamois en bonne santé ne sont que peu inquiétés par cet animal, et peuvent même le chasser s’il s’approche trop près.
L’ours brun, dans les régions qu’il habite encore, est un grand chasseur de chamois. Il est capable de les rejoindre à la course pour les dévorer. Cependant, du fait de sa quasi-disparition, il ne menace que rarement des chamois en Europe de l'ouest.
Compte tenu de sa densité, le chamois est la proie principale du loup dans les Alpes françaises particulièrement en hiver jusqu'au début du printemps. Cependant le pourcentage de prélèvement n'excède pas en moyenne 2%. Contrairement aux idées reçues le chamois échappe le plus souvent aux attaques du prédateur surtout s'il est en possession de tous ses moyens. Avec le bouquetin et à part les plus jeunes, les malades ou les plus vieux, c'est l'ongulé de montagne le moins sensible à la prédation du loup.
Grâce à ses capacités de chasseur et à sa vitesse il peut s’attaquer à des chamois de tous âges et toutes tailles. Cet animal avait presque disparu au cours du siècle dernier, mais il est actuellement réintroduit en Suisse et recolonise naturellement les Alpes françaises.
Le gypaète barbu récemment réintroduit dans les Alpes peut exceptionnellement avoir le même comportement que l'aigle royal. Les corvidés, tels que le grand corbeau surtout, peuvent harceler à l’occasion des animaux déjà malades et mourants, espérant accélérer leur chute et leur trépas.
Les chutes de pierres dans les couloirs peuvent blesser ou tuer le chamois malchanceux. Il est à noter qu’une patte brisée ne signifie pas forcément la mort, car l’animal peut se montrer parfaitement capable de suivre la harde. Il peut également être blessé en chutant, en recevant un balle mal ajustée, au cours d’un combat, ou en entrant en collision avec des véhicules. Les malformations et intoxications peuvent également survenir, entraînant parfois la mort.
L’hiver est la période la plus rude pour les chamois. Les mâles sortent du rut, et ont donc durement ponctionné leurs réserves. Les femelles doivent développer leur futur cabri, alors que la nourriture se fait rare et peu énergétique.
De plus, les abondantes chutes de neige cachent l’herbe, forçant les animaux à de pénibles déblayages s’ils veulent trouver de la nourriture. La neige provoque également des avalanches, que les chamois ne parviennent pas toujours à éviter. La mortalité hivernale est d’ailleurs étroitement corrélée avec la hauteur de neige. Les jeunes de l’année y sont particulièrement sensible, et beaucoup ne survivent pas à leur premier hiver.