Les Cervidés
11/11/2009 17:56 par AnimalsWorld
Les cervidés, Cervidae, (du latin cervus: cerf, venant du grec κεραός: cornu), forment une famille de mammifères ruminants présentant un nombre pair de doigts, qui comprend entre autres les cerfs, les rennes et les daims.
La particularité des cervidés est de porter des bois, des organes osseux caducs présents sur la tête des mâles. Il existe toutefois quelques exceptions:
Les cervidés constituent les derniers grands ruminants sauvages des régions tempérées. À travers le monde, il en existe quarante-quatre espèces réparties en dix-sept genres.
Les cervidés les plus fréquents dans les forêts d'Europe sont le cerf élaphe, Cervus elaphus, le chevreuil, Capreolus capreolus ; le daim, Dama dama, quant à lui, n'y est plus présent à l'état sauvage. En Scandinavie, s'y ajoutent le renne, Rangifer tarandus, et l'élan, Alces alces, également présent en Europe centrale. D'autres espèces ont été acclimatées en Europe et peuvent s'y rencontrer occasionnellement, comme le cerf Sika, Cervus nippon.
Ils sont nettement divisés en deux ensembles phylogénétiquement cohérents: l'un, paléarctique et asiatique: cervidés européens; l'autre, néarctique et néotropical: cervidés américains. Trois espèces seulement échappent à la règle, avec une répartition holarctique: le cerf élaphe, ou wapiti, en Amérique, le renne, ou caribou et l'élan, ou orignal.
La taille des cervidés varie de celle d'un lièvre pour le pudu à celle d'un grand cheval pour l'élan.
Carnivora est le nom latin scientifique de l'ordre des carnivores, réunion des deux anciens ordres des fissipèdes et des pinnipèdes. Ils se distinguent par une mâchoire et une denture qui leur permet de chasser et de manger d'autres animaux. Une des synapomorphies qui caractérise les carnivores est la présence d'une carnassière. Les canines sont transformées en crocs. Leur cerveau est de type gyrencéphale.
Contrairement à ce que le nom peut suggérer, les membres de l'ordre des carnivora n'ont pas forcément un régime alimentaire carnivore. Ainsi, le panda géant est herbivore. De même, il serait faux de croire que tous les mammifères carnassiers sont membres de cet ordre.
S’il est vrai que les tortues peuvent vivre très longtemps, les centenaires restent l’exception. L’espérance de vie moyenne d’une tortue est de 50 ans. Différents records de longévité ont été enregistrés, notamment celui de Harriet, une tortue géante originaire des îles Galapagos. Ou encore celui d'Adwaitya, estimée comme la plus vieille tortue du monde, une tortue géante qui provenait des Seychelles et qui aurait atteint 255 ans avant de rendre l'âme au zoo de Calcutta.
Il existe une tortue à deux têtes visible au Muséum de Genève. Née dans une couveuse le 3 septembre 1997, de sexe mâle, elle est nommée « Janus » — d'après le dieu aux deux visages de la mythologie romaine — et a besoin de soins particuliers.
À la naissance, il n'existe pour pratiquement toutes les espèces pas de différences morphologiques permettant de distinguer les mâles des femelles. Il faut disséquer les individus pour regarder la structure des gonades. Chez les adultes ou les subadultes, les caractères sexuels secondaires ne sont pas des critères très fiables. On peut néanmoins signaler des différences remarquables. Généralement, chez les tortues de grande taille, le mâle est plus grand que la femelle et inversement chez les tortues de petite taille. Chez le mâle, la carapace ventrale est concave, alors que chez la femelle elle est plutôt plate. Dans la plupart des cas, la queue du mâle est aussi bien plus large et longue que celle de la femelle. Les mâles ont souvent de plus grandes griffes que la femelle. La Cistude d'Europe (Emys orbicularis) est un cas particulier puisque les mâles ont les yeux rouge-brique et les femelles les yeux jaunes.
La tortue a une alimentation variée, qui dépend essentiellement de l'espèce. Certaines sont herbivores, d'autres carnivores, elles peuvent aussi être omnivores.
Les tortues de terre comme la tortue d'Hermann sont principalement végétariennes : elles se nourrissent de diverses plantes et de fruits, auxquels elles ajoutent parfois quelques petits escargots. Éviter de leur donner viande, jambon, poisson, aliments pour chiens et chats, pâtes, riz, pain et lait qu'elles mangeront mais qui nuiront gravement à leur santé (carapace déformée, longévité diminuée...).
Par contre, les tortues aquatiques (tortues de Floride, cistude, ...) sont omnivores (elles mangent de la viande, du poisson, des méduses en plus de certains végétaux, et des crevettes). Elles sont surtout carnivores lorsqu'elles sont jeunes et deviennent végétariennes (pas complètement) lorsqu'elles sont adultes...
La plupart des tortues femelles creusent un trou pour enterrer leur oeufs. Elles utilisent les pattes arrières pour creuser, cependant il existe de rares exceptions (Pseudemydura umbrina).
Quelques tortues gardent leurs nids comme les Manouria emys ou les Kinosternon flavescens.La plupart des tortues ont un cycle de reproduction annuel, cependant les femelles peuvent pondre plusieurs fois par an. Le mâle est à quelques exceptions près, plus petit que la femelle, et son plastron est en creux. Leur queue est plus longue que celle des femelles et les griffes des pattes avant, surtout pour les tortues aquatiques, sont plus longues chez les mâles. Chez de nombreuses espèces la coloration de la robe, de la tête ou des iris est différente chez les mâles et les femelles. La maturité sexuelle des tortues, d'une façon générale est tardive.Les pontes collectives des tortues marines sont appelées arribada. Elles ont lieu sur les plages au début et à la fin des cycles lunaires quand la marée et le ressac sont au plus bas.
La plupart des tortues sont protégées, ce qui implique que posséder, acheter ou vendre une tortue est réglementé pour la plupart des espèces. Les centres de protection déconseillent fortement, dans l'intérêt des espèces, d'enfreindre la loi pour posséder une tortue. Les personnes souhaitant être en contact avec les tortues peuvent contribuer à leur protection en travaillant bénévolement dans des centres de protection.
Les espèces dont le commerce est interdit sont spécifiées dans la convention CITES (ou « convention de Washington »). Enfreindre cette réglementation ou tuer des tortues appartenant à des espèces protégées expose à de lourdes sanctions (financières ou sous forme de peine de prison).
Divers programmes de protection, gestion, élevage conservatoire, surveillance et protection de quelques plages et sites de pontes ou réintroduction sont en cours, s'appuyant sur la constitution de réserves naturelles, la restauration et protection de réseaux écologiques (réseau écologique paneuropéen en Europe et trame verte et trame bleue en France) avec des corridors écologiques et écoducs spécifiques, ainsi parfois que des zones-tampon (buffer-zones ) autour des zones protégées ou de nidification. Pour l'instant les efforts de conservation ne semble pas suffire pas à freiner la régression des tortues dans le monde, sauf localement et pour quelques espèces.
Le cheval (Equus caballus) est un mammifère ongulé appartenant à l'une des sept espèces de la famille des équidés. Il a évolué au cours des derniers 45 à 55 millions d'années à partir d'un petit mammifère possédant plusieurs doigts pour devenir le grand animal à sabot unique que l'on connait aujourd'hui. L'utilisation de cet animal domestiqué il y a environ 5 500[1] ou 4 000 ans se serait répandue de 3 000 à 2 000 ans av. J.C. à toute l'Eurasie. Bien que la quasi-totalité des chevaux soient aujourd'hui domestiques, le cheval de Przewalski est considéré comme le dernier vrai cheval sauvage, et il existe de nombreux chevaux domestiques retournés à l'état sauvage.
Un vaste vocabulaire spécialisé est utilisé pour décrire les concepts liés au cheval, de son anatomie aux étapes de sa vie en passant par sa couleur, ses races, sa locomotion et son comportement. Les chevaux comptent sur leur vitesse pour échapper aux prédateurs, ont un bon sens de l'équilibre, un fort instinct de fuite et un trait inhabituel : ils sont capables de dormir debout comme en position couchée. Les femelles, appelées juments, mettent bas après 11 mois un petit nommé poulain qui peut se lever et courir peu de temps après sa naissance. La plupart des chevaux domestiques sont dressés pour l'équitation entre l'âge de deux et quatre ans. Ils atteignent leur plein développement à cinq ans en moyenne et leur durée de vie moyenne est de 25 à 30 ans.
Des siècles durant, les chevaux furent des animaux de guerre et de transport au service des hommes, qui permirent l'essor du commerce et la naissance de civilisations sur de grandes étendues. Considéré comme « la plus noble conquête de l'homme », présent dans les mythes, les légendes, nombre d'encyclopédies spécialisées et toutes les formes d'art, le cheval est, de tous les animaux, celui qui a sans doute le plus marqué l'histoire et les progrès de l'humanité[2]. Il est à l'origine de métiers liés à son entretien, son commerce ou aux activités sportives d'équitation, les plus célèbres étant les sports hippiques. Dans la plupart des pays développés, le cheval est désormais monté pour les loisirs et les compétitions sportives, mais il peut également être utilisé en thérapie, ou pour la production de biens de consommation grâce à sa viande, son lait, son cuir et même son urine. Dans d'autres pays, le cheval reste un partenaire indispensable à l'agriculture et au transport. L'entretien des chevaux domestiques demande un matériel particulier et l'attention de spécialistes.
Les chevaux sont divisés en trois types selon leur tempérament : les sang chaud possédant de la vitesse et de l'endurance, les sang froid, comme le cheval de trait et certains poneys, plus lents et destinés aux travaux pénibles, et les demi-sang, ou warmbloods, issus de croisements entre des chevaux à chaud chaud et à sang froid, qui sont souvent destinés aux sports équestres en particulier en Europe. Il existe plus de 300 races de chevaux dans le monde aujourd'hui.
La couleur des poils et des crins du cheval constitue sa robe.
La robe d'un cheval représente la couleur de celui-ci. Les robes sont très variées et sont un moyen d'identification. Aussi font-elles l'objet d'une classification réglementée et d'un vocabulaire précis. Le nom des robes est basé sur la couleur des poils et des crins, parmi les robes courantes, citons le bai, l'alezan et le gris. Les épis sont des zones de directions irrégulières des poils. Leur nombre et leur localisation sont relevés dans le signalement des chevaux afin de permettre leur identification.
Les chevaux qui possèdent des taches, sur les membres ou sur la tête, dont la taille et la forme, sont des facteurs d'identification. Des termes précis existent pour décrire ces taches.
La balzane est une tache de poils blancs sur les jambes. Suivant leur taille et forme, elle porte un nom différent. L'en-tête est une tache de poils blancs sur la tête du cheval. Leur forme et étendue leur donne une dénomination. Le ladre est une dépigmentation des naseaux et de la bouche de l'équidé. La liste est une trace verticale parcourant le chanfrein.
En harde et en liberté, l'étalon se constitue un harem et se reproduit uniquement avec les juments de celui-ci. Si un autre étalon veut s'approprier le harem, il s'en suit une bataille entre mâles pour la domination du troupeau. Elles peuvent être violentes mais sont très rarement mortelles.
En captivité, la fécondation se fait de plus en plus souvent par fécondation artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mâles pour leurs poulinières. Dans la nature, les poulains naissent en général au printemps. Pour des raisons économiques, les éleveurs recherchent une naissance plus précoce au début de l'année et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage.
La durée de la gestation est en moyenne de onze mois (310 à 360 jours) et la jument ne donne naissance qu'à un seul poulain à la fois sauf exception. Ce processus est appelé le poulinage et il est dit que la jument pouline. À la naissance, le poulain pèse environ une quarantaine de kilogrammes et son poids double au cours du premier mois. Le poulain sait marcher moins d'une heure après la naissance et dispose de la vision dès la naissance. Le poulain devient adulte entre deux et cinq ans suivant la race à laquelle il appartient. Certaines sont plus précoces que d'autres.
Parmi les nombreux classements possibles, les chevaux peuvent être regroupés en fonction de leur race, par rapport à leur utilisation, à leur taille et à leur robe (seulement pour certaines races comme le Frison). La critère principal de distinction entre les races de chevaux et de poneys est la taille de l'animal. Sont considérés comme cheval les individus d'une taille strictement supérieure à 1,48 m au garrot non ferrés. À l'inverse, sont considérés comme poney les individus d'une taille inférieure ou égale à 1,48 m au garrot non ferrés. Cette classification est celle adoptée par la Fédération équestre internationale pour permettre une répartition des animaux dans les compétitions.
Cependant, en plus de ce critère nécessaire aux compétitions, une race équine peut être classée comme étant une race de chevaux ou de poneys. Le critère à l'origine de cette typologie est la conformation extérieure de la race. Un individu d'une race donnée ne changera pas de catégorie à cause de sa taille. Exemple : un individu pur-sang arabe reste toujours un cheval même si sa taille est inférieure à 1,48 m. Il en est de même pour le Camargue, race de cheval relativement petit, ou encore le Falabella qui est considéré comme un cheval malgré sa taille autour de 70 cm car il possède toutes les caractéristiques extérieures d'un cheval.
Le Shire est le plus grands des Chevaux. Il peut faire plus 1m80 au garrot et peser plus d'1 tonne.
Le cheval le plus petit du monde et le Falabella qui mesure a peine 70cm au garrot, la taille d'un gros chien.
Les rapaces sont des oiseaux carnivores, au bec crochu et tranchant et possédant des serres. Ils ont généralement une vue remarquable, et pour certaines espèces ont, chose peu commune pour les oiseaux, un bon odorat. Leurs ressemblances sont de bons exemples de convergences évolutives.
Les rapaces diurnes se déclinent en 5 familles, classé dans un, deux ou trois ordres selon les classifications :
Les rapaces nocturnes forment l'ordre des Strigiformes et se divisent en 2 familles :
Rapace est un emprunt au latin rapax, rapacis de rapere « emporter précipitamment ». Linné, initiateur de la classification des espèces a regroupé tout les rapaces dans le taxon de Accipitres, composé de la famille des rapaces diurnes de trois genres Vultur, Falcon et Gypaetos et de la famille des rapaces diurnes comportant un genre Strix. Les autres groupes décrit dans la sixième édition de son Systema Naturæ sont les Grallae c'est à dire les échassiers, les pics au sens large, les Anseres - groupe des espèces proches des oies et des canards - les Gallinae - espèces proches des faisans et de la poule domestique- , les Passeres ou passereaux. Ces groupes faisant miroir à ses six groupes de mammifères.
Les noms vernaculaires leur ont été donnés soit en fonction de leur morphologie, soit en fonction de leurs cris, soit en fonction de leurs habitudes de vie, notamment alimentaires. Aussi pour la plupart, leurs noms vernaculaires ne correspondent pas à un taxon valide; les noms normalisés en revanche, lorsqu'ils ne se basent pas sur les noms vernaculaires, utilisent en principe les mêmes noms au sein du même taxon.
Les appellations de rapaces les plus courantes sont :
Les rapaces sont carnivores, charognards ou prédateurs que ce soit insectivores, pêcheurs, consommateurs d'oiseaux, de reptiles, de petits mammifères. Parmi les prédateurs, on retrouve l'aigle, le faucon et le hibou. Ils disposent de leurs serres pour saisir leurs proies. On les surnomme oiseaux de proie. Les autres, comme les vautours et les gypaètes, sont charognards, et se nourrissent de dépouilles d'animaux morts.
En Europe, ce sont la Russie d’Europe (33 espèces nicheuses de rapaces diurnes et nocturnes) et l’Ukraine (29 espèces nicheuses) qui accueillent encore le plus grand nombre de rapaces nicheurs pour tout l'Ouest paléarctique.
La France a également une grande responsabilité en matière de conservation de la nature pour ces espèces, car si de nombreuses espèces y ont fortement régressé ou ont localement disparu, la France métropolitaine accueille encore plus de 60 % des espèces de rapaces nicheurs en Europe (25 espèces sur 40, dont 23 nicheuses régulières), soit le plus grand nombre d'espèces nicheuses d'Europe de l’Ouest après l’Espagne, qui en compte elle 26 espèces.
75 % des rapaces diurnes d’Europe occidentale se reproduisent sur le territoire français.
Sur 23 espèces de nicheurs réguliers en France métropolitaine, sept sont considérées comme très rares (moins de cent couples) et quatre n’excèdent pas 2 000 couples.
286 000 à 392 000 couples reproducteurs, soit 21 % des effectifs de rapaces ouest-européens étaient estimés présents (par l'IFEN), mais l'essentiel de ces populations est fourni par deux espèces seulement : la Buse variable qui constitue 43 % du total des effectifs de rapaces et le Faucon crécerelle (25 %).
La France métropolitaine était au début des années 2000 au 1er ou 2e rang d’abondance en Europe de l’Ouest pour 50 % des espèces de rapaces qu'elle abrite. 13 espèces y constituent elles seules plus de 10 % des effectifs européens. Les populations françaises du busard Saint-Martin et du milan noir y sont rares, mais représentent plus de 50 % des populations d’Europe de l’Ouest. Les régions Auvergne, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Midi-Pyrénées, grâce à des paysages variés, un climat favorable et un bon degré de naturalité du territoire (pour l'arrière-pays au moins) comptent parmi celles où les rapaces nicheurs sont les plus abondants.
La France d'outre-mer est également responsable de la protection d'un très important patrimoine écologique, parmi les plus riches du monde, incluant une importante faune rapace, notamment en Guyane (80 % des rapaces connus et encore présents dans les DOM-TOM au début des années 2000). Près de 40 % de ces espèces sont rares ou localisées voire endémiques. L’autour à ventre blanc (plus de 2 500 couples) en Nouvelle-Calédonie y est endémique, comme l'est le busard de la Réunion sur l'Île de la Réunion ou l’épervier de Frances à Mayotte.
Les rapaces en tant que prédateurs supérieurs sont très sensibles à la présence et aux variations d’abondance des proies ou de leurs cadavres (dans le cas des rapaces charognards). Parce qu'ils sont, dans le réseau trophique, situés au sommet de la « pyramide alimentaire », ils sont également sensibles aux taux de polluants ou contaminants bioaccumulés par leurs proies. Les pesticides et métaux lourds sont des causes importantes de disparition ou régression de nombreuses espèces de rapaces. Pour ces raisons, ils sont considérés comme de bons bio-indicateurs de l’état de leur environnement et de son évolution.
Dans une nature préservée, le nombre d'individus présents sur un territoire et la variété en espèces dépendent du nombre de proies disponibles. Mais hormis dans les forêts primaires africaines et quelques endroits relativement épargnés par les pollutions, le nombre de rapaces par hectare est également de plus en plus contrôlé par le degré de contamination de leurs proies ; la contamination par le plomb issu du plomb de chasse est ainsi la première cause de disparition du Condor de Californie et reste une cause importante de saturnisme aviaire pour l'aigle. D'autres "puits écologiques" peuvent affecter les populations, en particulier les lignes à haute tension et le roadkill qui sont des causes significatives et importantes de mortalité ou blessures graves de rapaces. Le phénomène dit de pollution lumineuse pourrait également affecter certaines espèces, nocturnes notamment.
Les rapaces n'influent sur le nombre de proies disponible que s'il y a prolifération de ces dernières sur un long terme. La diminution des proies est en fait toujours liée à d'autres facteurs, comme par exemple l'urbanisation, la périurbanisation, la fragmentation écologique du territoire de l'aigle ou diverses formes de pollution. Quand la quantité de proies diminue, le nombre de rapaces diminue, ou l'espèce disparaît localement. Mais elle peut aussi disparaître à cause de la pollution, alors que ses proies sont encore présentes. Ces dernières peuvent alors pulluler et plus facilement véhiculer certaines microbes ou parasites (ex. : tiques véhiculant la maladie de Lyme, échinocoque...). C'est pourquoi les rapaces sont considérés par les scientifiques comme des espèces utiles, à protéger, et de très bons indicateurs biologiques de la qualité des milieux où ils vivent ou devraient vivre.
Le système digestif des rapaces ne leur permet pas de digérer la totalité du corps des animaux qu'ils ingèrent, sauf celui du Gypaète barbu, ce qui explique que presque tous les rapaces rejettent par la bouche des restes sous forme de pelotes de réjection qui contiennent les poils, les os ou la chitine de leurs proies.
Les pelotes sont les traces les plus simples à examiner pour les ornithologues. Elles permettent aux spécialistes d'identifier l'espèce qui l'a rejetée ainsi que les espèces consommées. Ces pelotes prouvent par exemple que les milans ne mangent pas les perdrix et que les chouettes mangent essentiellement des petits rongeurs mais aussi des insectes. L'étude des fientes et pelotes permet de connaître précisément les régimes alimentaires et leurs variations annuelles, et aussi de détecter certains parasites ou microbes, mais ces études sont plus difficiles à mener.
Records chez les Rapaces:
L'Aigle royal est un rapace diurne qui mesure de 80 cm à 90 cm de long pour les mâles et de 90 à 100 cm de long pour les femelles. L'envergure de ses ailes, larges et arrondies en V, est d'environ 190 cm à 220 cm pour les mâles et de 220 cm à 250 cm pour les femelles. Il pèse de 3,5 kg à 5 kg pour les mâles et de 6 kg à 7,5 kg pour les femelles.
La classe des amphibiens (Amphibia), anciennement « batraciens », est une classe de vertébrés tétrapodes.
La plupart des amphibiens ont une phase de vie aquatique (sous forme de larves) et une phase de vie terrestre après une métamorphose contrôlée par les hormones thyroïdiennes. Cette métamorphose s'accompagne de la perte de la queue chez les amphibiens appartenant à la ordre des anoures et du développement des membres. Sauf très rares exceptions (Arenophryne rotunda), les adultes des espèces les mieux adaptées à la vie aérienne doivent revenir vers le milieu aquatique d'eau douce pour pondre des œufs. Il y a accouplement en général mais sans fécondation interne, le mâle déversant son sperme au moment où la femelle pond ses œufs. Il existe cependant des exceptions comme par exemple la plupart des salamandres, amphibiens de l'ordre des urodèles, où la femelle après une fécondation interne conserve les embryons et les larves dans les voies génitales (cas de viviparité).
Il existe des cas de néoténie comme par exemple chez l'axolotl qui se reproduit à l'état larvaire et ne se métamorphose pas.
Les amphibiens sont poïkilothermes, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas réguler la température de leur corps, et sont donc dépendants des conditions thermiques extérieures (leur température interne est variable). Les adultes respirent grâce à leurs poumons sacculaires, et à leur peau (respiration cutanée) fine (faiblement kératinisée), richement vascularisée et souvent couverte de mucus (permet la dissolution des gaz, la limitation de la déshydratation et éventuellement contient des toxines pour se défendre, surtout chez les espèces tropicales). La larve possède des branchies, externes durant les premiers temps, puis internes.
Cependant, les trois grands groupes d'amphibiens vivant actuellement sont assez différents, tant par leur mode de vie que par leur apparence.
Les urodèles, groupe composé des salamandres et des tritons, sont très dépendants du milieu aquatique, elles ont un corps allongé, une longue queue et quatre petites pattes. Certains supposent que ce groupe pourrait être paraphylétique. Il y en a en Europe.
Les anoures sont des amphibiens sans queue, elles subissent une spectaculaire métamorphose du stade têtard au stade adulte, et peuvent alors vivre assez éloignés du monde aquatique. Certaines espèces sont même vivipares. Ce groupe regroupe entre autres les espèces appelées grenouilles et crapauds.
Les amphibiens sont apparus sur Terre au Dévonien, période de l'ère primaire, il y a environ 370 Ma. De nos jours, on dénombre près de 6000 espèces d'amphibiens.
Les analyses moléculaires de ces groupes laissent à penser que leur séparation est assez ancienne, cependant l'analyse de fossiles permet de situer leur divergence entre 240 et 275 Ma.Elles possèdent toutes huit pattes, pas d'ailes ni d'antennes, ni de pièces masticatrices dans la bouche. Elles ont des yeux simples et multiples, et produisent de la soie (une solution protéinée synthétisée par des glandes généralement situées à l’extrémité de l’abdomen). Cette soie sert à produire le fil qui leur permet de se déplacer verticalement ou latéralement lorsqu’il y a du vent, de tisser leur toile ou des cocons emprisonnant leurs proies ou protégeant leurs œufs ou petits, voire de faire une réserve provisoire de sperme ou un dôme leur permettant de stocker de l’air sous l’eau (douce).
De nombreuses espèces chassent librement et sans faire de toile, en se déplaçant, ou à l’affût, parfois dans un trou qui peut être construit comme un piège.
En tant que prédatrices, les araignées jouent un rôle majeur dans la régulation des populations d'insectes, et elles sont elles-mêmes régulées par des prédateurs souvent spécifiques (reptiles, oiseaux ou insectes de la famille des Pompilidae). Elles se sont adaptées à presque tous les milieux, cavernicoles à montagneux, des milieux arctiques à équatoriaux. Seuls les eaux salées, les très hautes altitudes et les milieux très froids n’ont pas été colonisés par les Araneae.
L'étude scientifique des araignées se nomme l'aranéologie (ou arachnologie).
La peur irrationnelle des araignées se nomme l'arachnophobie, une des phobies les plus communes.
Sauf celles appartenant à deux familles (Uloboridae et Holarchaeidae), et au groupe des Mesothelae (350 espèces en tout), toutes les araignées peuvent inoculer un venin pour se protéger et/ou pour tuer et liquéfier les organes internes de leurs proies.
De nombreuses morsures de grandes espèces sont très douloureuses, mais ne laisseront pas de séquelles. Seules 200 espèces connues ont des morsures qui peuvent engendrer des problèmes de santé à l’homme.
Les araignées ont conquis presque tout le domaine terrestre émergé hors haute montagne et zones polaires, certaines étant même capables de vivre en grande partie dans des bulles qu'elles construisent sous l'eau (en eau douce exclusivement). Elles sont donc ubiquistes. Certaines ont développé un mimétisme leur permettant de se cacher dans leur habitat, d'autres ont des comportements sociaux très développés. Elles sont plutôt spécialisées en termes d'habitat, mais relativement généralistes en termes de proies. Pour la plupart des araignées, les proies sont cependant exclusivement des insectes ou petits crustacés (ex : cloportes..).
Toutes les espèces connues d'araignées sont prédatrices, sans exception. Elles se nourrissent exclusivement de proies vivantes qu'elles chassent soit à l'aide de pièges, soit à l'affût. Pour ne pas perdre sa proie, elle l'enroule de soie. Nombre d'espèces sont plus actives la nuit.
Comme tous les arachnides, l'araignée n'absorbe que des liquides : elle doit donc lyser ses proies — c'est-à-dire les liquéfier au moyen d'enzymes digestives injectées par les chélicères — avant de pouvoir s'en nourrir.
Les glandes séricigènes produisent de la soie filée par de petites protubérances articulées (les filières), le plus souvent au nombre de 6, situées sur la face ventrale plus ou moins à l'extrémité de l'abdomen. La soie est liquide dans les glandes, mais se solidifie en fibrilles une fois sortie par les fusules, sous l'effet de la traction exercée par les pattes de l'animal. Le fil de soie est en fait constitué par un entrelacement d'un nombre élevé de fibrilles élémentaires, de 0,05 µm de diamètre chacun. Le diamètre du fil de soie varie entre 25 et 70 µm (à diamètre équivalent, ces fils sont plus durs que de l'acier et possèdent une mémoire de forme 5 à 12 fois plus grande que le latex). Les araignées produisent plusieurs types de soies en fonction de l'usage qu'elles vont en faire. La soie collante n'est qu'un des types existants.
Principaux usages de la soie :
On considère que l'usage initial de la soie était la fabrication du cocon pour protéger les œufs, car les araignées considérées comme primitives ne tissent pas de toile.
La plupart des espèces d'araignées possèdent des glandes à venin. Très peu d'espèces présentent un danger pour les êtres humains. Soit parce que les araignées sont trop petites pour pouvoir percer la peau humaine, soit parce qu'elles n'ont pas de comportement agressif. Également, des espèces appartenant aux mygalomorphes possèdent, sur l'abdomen, des poils urticants. Parmi les espèces dangereuses, citons la veuve noire présente dans les régions chaudes, l’Atrax robustus présent en Australie et Nouvelle-Zélande, etc.
Les araignées possèdent deux chélicères à l'avant du corps qui encadrent la bouche : ce sont ces appendices qui injectent du venin. Elles sont constituées d'un gros stipe et d'un crochet mobile au bout duquel débouche le canal à venin. Ces chélicères peuvent aussi servir à transporter des proies, à les dilacérer, à transporter le cocon ovigère, etc.
Le venin peut être composé de nombreuses neurotoxines. Parmi celles-ci, signalons celles de type polyamine agissant sur le système nerveux central, en particulier en inhibant la fonction des canaux NMDA. Il existe beaucoup de molécules décrites provenant de venin d'araignée. Leur étude a permis le développement de plusieurs molécules d'intérêt clinique. Elle donnent aussi quelques outils de choix dans des recherches plus fondamentales. Des centaines, voire des milliers, de publications scientifiques traitent des nombreuses toxines isolées du venin des araignées et l'énoncé des propriétés spécifiques à chacune dépasse largement le cadre d'une encyclopédie.
À la différence des insectes, les araignées sont formées de deux parties : le céphalothorax ou prosome (la fusion entre la tête et le thorax) et l'abdomen ou opisthosome. L'abdomen porte les filières ou organes qui produisent la soie, et, sauf chez quelques taxons primitifs, n'a pas retenu les segmentations externes. À l'extrémité du céphalothorax sont les pédipalpes, organes sensoriels pour l'examen des proies et leur manipulation. Chez les adultes mâles, l'extrémité du pédipalpe porte aussi le bulbe copulateur.
Les deux parties sont reliées par un fin pédoncule, qui est le dernier somite (segment) du céphalothorax. Ce somite a été perdu chez les autres arachnides, n'étant présent, par exemple, qu'à l'état embryonnaire chez les scorpions.
Les yeux simples, placés à l'avant du céphalothorax sont au nombre de 8, selon les espèces (certaines n'ont pas d'yeux). La disposition oculaire, souvent un trait distinctif, est propre au taxon. Parfois une paire d'yeux est plus développée que les autres, qui alors ne détectent que des vibrations autour de l'araignée. La vision est généralement mauvaise, bien que certaines espèces activement chasseresses aient développé une très bonne vision.
Les araignées ont un système circulatoire ouvert. Leur corps est rempli d'hémolymphe, qui est pompée par le cœur aux organes. Les araignées respirent soit par des poumons en feuillets, soit par un système trachéen, soit, chez quelques petites espèces, directement à travers la peau.
Comme chez tous les arthropodes, la croissance se fait par mues successives de l'exosquelette. Selon les espèces, il y a de 8 à 13 mues pour atteindre l'état adulte. Les mygales continuent de muer à peu près une fois par an après avoir atteint l'âge adulte.
Le dimorphisme sexuel des araignées est généralement faible, les femelles se distinguant par une taille supérieure et un abdomen plus gros. Les mâles adultes se reconnaissent, en plus de leur petite taille, à leurs pédipalpes qui portent à leur extrémité un organe de stockage de sperme appelé bulbe copulatoire. La différence de taille est parfois spectaculaire, comme chez les néphiles où il est difficile de croire qu'il s'agit de la même espèce.
Les araignées sont ovipares ; elles pondent des œufs, qui sont emballés dans un cocon de soie. En fonction de la taille de l'espèce, le nombre d'œufs varie de un à plusieurs milliers. Si certaines espèces abandonnent le cocon, d'autres le transportent accroché aux filières ou maintenu par les chélicères. Chez ces dernières espèces, dès leur éclosion, les jeunes montent sur le dos de leur mère qui les protège et les nourrit jusqu'à ce qu'ils soient capables de se défendre.
Beaucoup d'espèces ont une parade nuptiale élaborée consistant surtout pour le mâle à se faire distinguer d'une proie pour éviter d'être dévoré par la femelle. Le cannibalisme nuptial de la veuve noire (Latrodectus mactans) ou de l'épeire (Araneus diadematus) est peu répandu.
Le mâle tisse une toile spermatique sur laquelle il dépose son sperme, qu'il aspire ensuite dans ses bulbes copulatoires.
L'ordre des Araneae se subdivise en deux sous-ordres : le sous-ordre des Opisthothelae, qui est constitué des infra-ordres des Mygalomorphae (mygales) et des Araneomorphae (les espèces modernes) ; et le sous-ordre des Mesothelae, dont les membres sont des espèces primitives de l'Asie.
Les 40 000 espèces d'araignées sont diverses : de la plus grosse, la Theraphosa leblondi, qui peut mesurer plus de 30 cm, jusqu'à la minuscule Patu marplesi, pas plus grosse qu'une tête d'épingle (0,5 mm), en passant par la bien connue Araneus diadematus, l'épeire diadème.
L'Araignée la plus vénineuse du monde est la Veuve Noire.
Bien que groupe non monophylétique, c'est à dire ne comprenant pas toutes les espèces descendantes de la même espèce, le terme lézard, pour les mêmes espèces qu'en français, existe également dans de nombreuses langues, par exemple l'anglais lizard, en allemand Echsen. Les lézards semblent rarement joués un rôle symbolique important, sauf pour certaines cultures comme celle des Tarrotarro, un groupe aborigène australien. Les créatures mythologiques les plus proches sont vraisemblablement les dragons
Les lézards ne sont cependant absents des mythes, on les retrouve notamment sur de nombreuses poteries Moche, un ancien peuple du Pérou qui aimait les décorations animalières, ont souvent dépeints des lézards. Selon la populaire légende du Maharashtra, un varan indien a été utilisé afin de fortifier les murs du fort de Sinhagad avec ses écailles durant la bataille du même nom.
Aujourd'hui, les lézard et plus particulièrement les iguanes sont des NAC prisés. Des espèces précises de lézard sont consommées dans de nombreux pays du monde, par exemple les iguanes verts en Amérique du Sud, les Uromastyx en Afrique du nord par les tribus nomades.
Records chez les Lézards:
Le Dragon de Komodo: Il est la plus grande espèce vivante de lézard avec une longueur moyenne de 2 à 3 mètres et un poids d'environ 70 kg.
Iguane Vert: C'est un des plus grands Iguanidae, atteignant une taille de 2 mètres et un poids de 10 kilos.